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Éditorial

Aide aux victimes d’accidents médicaux

Le LIEN est une association agréée d’aide aux victimes d’accidents médicaux, membre de https://www.france-assos-sante.org/

Ensemble, luttons contre l’abus d"antibiotiques avec Antibio’Malin, un espace en ligne thématique contenant des informations pratiques à destination de tous sur sante.fr.
ckic sur https://www.sante.fr/antibiomalin

Nos activités d’aide aux victimes d’accidents de soins continuent pendant l’épidémie :

Notre messagerie pour recevoir vos demandes d’aide : reseausante @ hotmail.fr
ou tél. 06 75 86 10
12
Plusieurs milliers de personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés.
Vous pouvez demander une indemnisation des préjudices de soin selon une procédure amiable et gratuit devant la commission régionale d’indemnisation des accidents médicaux, la CCI, ou devant un tribunal.
Attention, pour faire une demande d’indemnisation en CCI, même si vous pouvez le faire seul, de nombreuses victimes ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie contentieuse devant un tribunal. Vous pouvez vous adresser à un avocat quelle que soit la voie choisie.
L’association Le LIEN ne fait pas de conseil juridique mais peut vous aider à optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation, son soutien est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes à votre demande.
Notre messagerie pour vos demandes d’aide : reseausante @ hotmail.fr

Si vous souhaitez signaler un accident médical, faites le sur
https://signalement.social-sante.go…

Le LIEN est une association agréée de défense des intérêts des patients.
Notre cœur d’activité est de lutter contre les accidents médicaux et les infections associées aux soins, et vous aider à faire respecter vos droits dans les établissements de santé publics et privés, en établissement pour personnes âgées ou en soins de ville
( cabinets médicaux, infirmiers, dentaires, centres de radiologie, de biologie …) . Nous pouvons vous aider dans vos démarches amiables pour vous faire entendre, adresser une réclamation, déclarer un accident médical ou accéder à votre dossier.

Quelques recommandations pour réduire les risques de complications médicales évitables :

D’abord, ouvrez l’œil et si vous remarquez une anomalie qui vous concerne, soit un acte soit une information inadaptée inscrite dans votre dossier, soit un défaut de surveillance, dites le sans hésiter.
Insistez pour demander la correction d’une fausse information, faire inscrire dans votre dossier une information que vous estimez capitale ( allergies, traitements antérieurs, antécédents, risques connus) toujours avec politesse mais fermeté et ne lâchez pas avant d’avoir obtenu une réponse qui vous parait cohérente. Cela peut vous sauver la vie.
Photographiez vos résultats d’analyses biologiques, comptes rendus de radiologie, interventions et traitements avec votre téléphone portable pour les avoir toujours sur vous en cs de besoin ou d’urgence.
Osez parler avec votre médecin et osez dialoguer pour être sûr(e) que le traitement, l’examen ou l’intervention sont bien nécessaires.*

N’hésitez pas à demander un 2e avis quand vous avez besoin d’une confirmation de traitement ou diagnostic notamment en cas de traitement lourd.

Exigez toujours une information sur les effets indésirables de tel ou tel examen ou traitement. Pesez le pour et le contre, et exprimez votre préférence.

Et surtout n’hésitez pas en cas de doute, à demander un deuxième avis médical, surtout s’il s’agit d’un diagnostic grave ou d’un traitement lourd.
Si vous souhaitez déclarer au ministère de la santé, une situation d’accident médical vécue par vous même ou une personne proche, vous pouvez déclarer sur :
https://signalement.social-sante.go…

S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.

et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel.
Votre assureur doit toujours être prévenu de votre intention d’engager une demande d’indemnisation avant d’engager vos démarches devant une CCI ou un tribunal.

Et toujours,
Un masque oui, mais sur le nez aussi. et le respect des gestes barrières, nous ne sommes pas encore sortis de la crise.
https://www.youtube.com/watch?v=RxY…

« Tuer le messager n’efface pas la mauvaise nouvelle  »
hommage au médecin chinois Li Wenliang qui a tenté de prévenir le monde , écoutez
https://www.youtube.com/watch?v=bda…

Nous sommes membre de https://www.france-assos-sante.org/

Point épidémie COVID-19 : BA 2, un nouveau venu

Tandis que l’épidémie touche actuellement les enfants, 900 d’entre eux sont hospitalisés et 120 sont admis en soins critiques, de nombreux spécialistes annonçaient la semaine dernière des signes de sortie de la vague actuelle, pensant pouvoir parler du pic de cette vague au passé.
Cependant un nouveau venu, nouveau variant codé BA 2 , s’invite. Sous variant de OMICRON lui-même codé B.1.1.529, il peut changer la donne une nouvelle fois car

Oui, les virus mutent et OMICRON comme les autres hélas !

Que savons-nous de BA 2 ?

Qui est –il ? D’où vient –il ?
Selon les virologues, BA 2 est un sous-variant caractérisé par 28 mutations de plus qu’Omicron dit Antoine Flahault ( sur LCI)
On ne connait encore ni son origine exacte, ni sa virulence ni sa capacité d’échappement à la vaccination.

Identifié d’abord en Israël le 13 janvier 2022, il semble s’être rapidement propagé au Royaume-Uni, en Belgique, au Canada, aux Philippines, à Singapour, en Afrique-du-Sud, en Australie, il représente déjà la moitié des cas de SARS-COV2 séquencés aux Pays-Bas, et devenu majoritaire au Danemark, en quelques jours.

Quelle contagiosité ? Comment circule t- il en France ?
Il est déjà dit plus transmissible que la souche circulante actuelle de OMICRON ; c’est à suivre de près.

Selon Le Parisien, une vingtaine de cas de BA.2 ont été recensés dans la base de données de séquençage en France : « il faut des activités de séquençage élevées et il y a souvent une quinzaine de jours entre le moment où un virus est isolé, séquencé et le moment où on a le résultat du séquençage »,
Ces quelques cas déjà repérés laissent penser qu’il circule déjà bien en France.

Quel danger ? Quelle virulence ?
Trop peu de données sont disponibles à ce jour sur ce nouveau sous-variant.
Rien n’indiquerait déjà qu’il serait plus dangereux que la lignée précédente d’Omicron.

Pour Étienne Simon-Lorière, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur « En l’état actuel des données, c’est peu probable. Les deux virus sont suffisamment proches au niveau de la protéine Spike pour penser qu’ils se comportent à peu près de la même façon » ( le Parisien) .

Pour Antoine Flahault,« la clé est de savoir si ce sous-variant peut atteindre des personnes qui viennent d’être contaminées. C’est peu probable, mais il faut l’étudier de près. Tant que nous n’avons pas la réponse à cette question, la prévision est un exercice très périlleux ».( LCI)

Et pour Tom Peacock, « Les toutes premières observations en provenance de l’Inde et du Danemark suggèrent qu’il n’y a pas de différence spectaculaire de sévérité par rapport à BA.1. Ces données devraient devenir plus solides (dans un sens ou dans l’autre) dans les semaines à venir. »

Le LIEN invite à la prudence ; le maintien des gestes intelligents n’est toujours pas inutile. Protégez-vous et protégeons-nous ensemble.

Les antibiotiques, c’est toujours pas automatique !

Une étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) sur les pratiques de prescription antibiotique des médecins généralistes met en avant la pression des patients sur la quasi-totalité des praticiens pour demander un traitement antibiotique lors d’une infection virale.

« Les antibiotiques, c’est pas automatique », campagne de 2002 organisée par l’Assurance Maladie avait eu un franc succès et permis de faire chuter la consommation d’antibiotiques. C’était il y a …. 20 ans.

Cette étude de la Drees,réalisée auprès de 3.300 médecins généralistes, démontre qu’un médecin de ville sur deux (53%) déclare avoir été confronté, au cours des trois derniers mois, à des problèmes d’antibiorésistance au sein de sa patientèle.

Près de 18% des médecins déclarent qu’ils préfèrent prescrire un antibiotique, en cas de doute, par crainte de conséquences médico-légales s’ils n’en prescrivent pas. Un pourcentage qui s’élève à 23% chez ceux exerçant en zone sous-dotée.

La France est d’ailleurs le cinquième pays européen en matière de consommation d’antibiotiques, avec une moyenne supérieure de 20% à la moyenne européenne. 72% des antibiotiques vendus en France sont prescrits par les médecins généralistes.

https://drees.solidarites-sante.gou…

Or l’antibiorésistance devient un fléau dont on parle peu en ces temps de COVID, et pourtant, selon l’OMS, mortelle quel que soit l’age, et le pays où l’on habite. elle provoque 700 000 morts par an.
L’antibiorésistane a été plusieurs fois au coeur des préoccupations du G20 qui réunit les 19 pays les plus développées plus l’Union européenne.
Si l’on ne fait pas tout pour la réduire, elle ne peut que s’étendre.

En France, l’antibiorésistance est la cause de 5 543 décès par an chez des patients atteints d’infections à Bactéries Résistantes et 124 806 patients développent une infection liée à une bactérie résistante, selon une étude du centre européen de prévention et contrôle des maladies.
A l’échelle mondiale, les résistances microbiennes seraient responsables de 700 000 morts par an.
Si rien ne change, les maladies infectieuses d’origine bactériennes pourraient redevenir en 2050 une des premières causes de mortalité dans le monde, en provoquant jusqu’à 10 millions de morts.

Pour l’OMS :

La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement.

Elle peut toucher toute personne, à n’importe quel âge et dans n’importe quel pays.

La résistance aux antibiotiques est un phénomène naturel mais le mauvais usage de ces médicaments chez l’homme et l’animal accélère le processus.

Un nombre croissant d’infections, comme la pneumonie, la tuberculose ou la gonorrhée, la salmonellose, deviennent plus difficiles à traiter les antibiotiques utilisés pour les soigner perdant leur efficacité.

La résistance aux antibiotiques entraîne une prolongation des hospitalisations, une augmentation des dépenses médicales et une hausse de la mortalité.

https://www.who.int/fr/news-room/fa…

Site Ministère de la santé
https://solidarites-sante.gouv.fr/p…

Didier - Roland Tabuteau, à la tête du Conseil d’Etat

Didier-Roland Tabuteau nommé vice-président du Conseil d’Etat le 5 janvier 2022.

Nommé vice-président du Conseil d’Etat sur proposition du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, Didier-Roland Tabuteau est désormais, de fait, à la tête de la plus haute juridiction administrative française ; le titre de président du Conseil d’Etat est réservé au premier ministre ou au ministre de la justice, qui pourraient siéger à l’assemblée générale mais ne le font jamais.

Didier Tabuteau était jusqu’au 5 janvier de cette année, président de la section sociale de l’institution. Responsable de la chaire santé de l’Institut d’études politiques de Paris, il est aussi ancien codirecteur de l’Institut Droit et santé.

Grand spécialiste des questions de santé publique, alors qu’il était directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la santé, il avait oeuvré efficacement à la loi du 4 mars 2002 sur les droits des patients et nous l’en remercions.

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