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Point épidémie COVID-19 : BA 2, un nouveau venu

21 janvier

Tandis que l’épidémie touche actuellement les enfants, 900 d’entre eux sont hospitalisés et 120 sont admis en soins critiques, de nombreux spécialistes annonçaient la semaine dernière des signes de sortie de la vague actuelle, pensant pouvoir parler du pic de cette vague au passé.
Cependant un nouveau venu, nouveau variant codé BA 2 , s’invite. Sous variant de OMICRON lui-même codé B.1.1.529, il peut changer la donne une nouvelle fois car

Oui, les virus mutent et OMICRON comme les autres hélas !

Que savons-nous de BA 2 ?

Qui est –il ? D’où vient –il ?
Selon les virologues, BA 2 est un sous-variant caractérisé par 28 mutations de plus qu’Omicron dit Antoine Flahault ( sur LCI)
On ne connait encore ni son origine exacte, ni sa virulence ni sa capacité d’échappement à la vaccination.

Identifié d’abord en Israël le 13 janvier 2022, il semble s’être rapidement propagé au Royaume-Uni, en Belgique, au Canada, aux Philippines, à Singapour, en Afrique-du-Sud, en Australie, il représente déjà la moitié des cas de SARS-COV2 séquencés aux Pays-Bas, et devenu majoritaire au Danemark, en quelques jours.

Quelle contagiosité ? Comment circule t- il en France ?
Il est déjà dit plus transmissible que la souche circulante actuelle de OMICRON ; c’est à suivre de près.

Selon Le Parisien, une vingtaine de cas de BA.2 ont été recensés dans la base de données de séquençage en France : « il faut des activités de séquençage élevées et il y a souvent une quinzaine de jours entre le moment où un virus est isolé, séquencé et le moment où on a le résultat du séquençage »,
Ces quelques cas déjà repérés laissent penser qu’il circule déjà bien en France.

Quel danger ? Quelle virulence ?
Trop peu de données sont disponibles à ce jour sur ce nouveau sous-variant.
Rien n’indiquerait déjà qu’il serait plus dangereux que la lignée précédente d’Omicron.

Pour Étienne Simon-Lorière, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur « En l’état actuel des données, c’est peu probable. Les deux virus sont suffisamment proches au niveau de la protéine Spike pour penser qu’ils se comportent à peu près de la même façon » ( le Parisien) .

Pour Antoine Flahault,« la clé est de savoir si ce sous-variant peut atteindre des personnes qui viennent d’être contaminées. C’est peu probable, mais il faut l’étudier de près. Tant que nous n’avons pas la réponse à cette question, la prévision est un exercice très périlleux ».( LCI)

Et pour Tom Peacock, « Les toutes premières observations en provenance de l’Inde et du Danemark suggèrent qu’il n’y a pas de différence spectaculaire de sévérité par rapport à BA.1. Ces données devraient devenir plus solides (dans un sens ou dans l’autre) dans les semaines à venir. »

Le LIEN invite à la prudence ; le maintien des gestes intelligents n’est toujours pas inutile. Protégez-vous et protégeons-nous ensemble.

Claude Rambaud

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