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Dépistage du cancer broncho-pulmonaire, quelle pertinence ?

20 mai 2016

Parmi les six essais randomisés menés en Europe (NELSON, DLCST, ITALUNG, DANTE, MILD,LUSI), un bénéfice du dépistage en termes de réduction de la mortalité n’a été rapporté dans aucune des quatre études avec des résultats publiés …
L’impact psychologique associé a été peu documenté dans les études examinées. L’attente ; l’annonce et la nature des résultats ne vont pas dans le sens d’un effet bénéfique du dépistage.
Les complications graves potentielles (pouvant aller jusqu’au décès) liées aux investigations consécutives à la découverte de nodules évocateurs de CBP figurent parmi les inconvénients et risques associés à ce dépistage.
Aucune étude n’apporte d’élément satisfaisant sur l’effet d’un programme de dépistage et des résultats de la tomodensitométrie sur la consommation du tabac. L’effet rassurant d’un résultat négatif du dépistage, pour des fumeurs ou des ex-fumeurs, qui serait potentiellement non incitatif à l’arrêt du tabac ou à la poursuite de cet arrêt ne peut être exclu.

Pertinence du dépistage du cancer broncho-pulmonaire en France - Point de situation sur les données disponibles - Analyse critique des études contrôlées randomisées

La HAS publie, suite à la demande de pneumologues et de radiologues et dans le cadre du Plan cancer 2014-2019, un rapport sur l’évaluation de la pertinence du dépistage du cancer broncho-pulmonaire (cancer du poumon) en France. Le rapport présente l’analyse critique et la synthèse des informations issues des publications sur les essais contrôlés de dépistage de ce cancer par imagerie tomodensitométrique du thorax (scanner thoracique) chez des individus fumeurs, réalisées, à sa demande, par un groupe externe d’experts indépendants en évaluation de programmes de dépistage.
A l’issue de ce travail et au regard des critères définis par l’OMS et actualisés par l’ANAES/HAS justifiant la mise en place d’un dépistage, la HAS considère que les conditions de qualité, d’efficacité et de sécurité nécessaires à la réalisation du dépistage du cancer broncho-pulmonaire par tomodensitométrie thoracique à dose de rayons X qualifiée de faible chez des personnes fortement exposées au tabac ou l’ayant été ne sont pas réunies en France en 2016.

La HAS rappelle, par ailleurs, les difficultés à identifier de façon précise et fiable la population la plus à risque de cancer broncho-pulmonaire et souligne donc l’intérêt d’orienter les recherches autour de cette question. Elle rappelle également la nécessité d’une maitrise de l’irradiation, la répétition d’examens radiologiques entrainant un cumul de doses de rayons X au niveau des organes du thorax (dont poumons, seins) et souligne l’importance de recherches complémentaires afin d’améliorer les connaissances sur les conséquences de l’exposition répétée à des doses de rayons X qualifiées de faibles.

en savoir plus http://www.has-sante.fr/portail/upl…

Claude Rambaud

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