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Rougeole, staphylocoque blanc résistant, choléra etc… des épidémies fleurissent à nos portes

5 septembre

2018, rougeole en France et à l’Est de l’Europe, choléra en Algérie, staphylocoque blanc résistant à travers le monde, des alertes aux maladies infectieuses se succèdent depuis le début de l’année. Quelle prévention possible ?

Une épidémie record de rougeole sévit en France depuis quelques mois avec plus de 2700 cas en moins d’un an et 3 morts, une alerte a été lancée par l’agence Santé Publique France, recommandant une fois de plus l’importance de la vaccination.
La rentrée de septembre est marquée par une alerte partie d’Australie sur une épidémie d’infections à staphylocoque blanc ou epidermidis résistant qui sévit dans le monde et se propage dans les hôpitaux. Cette bactérie résistante est dite indétectable, elle provoque des infections sévères quasi impossibles à stopper ; nous transportons tous cette bactérie naturellement sur notre peau ; elle devient dangereuse si elle trouve le moyen de se développer à l’occasion d’une plaie, d’un dispositif médical invasif, ou d’une irritation de muqueuse et si elle porte un ou des gènes de résistance aux antibiotiques. Elle peut alors nous tuer.
Si la bactérie (S. epidermidis) est naturellement présente sur la peau, sa variable sous forme de bactérie résistante aux antibiotiques circule en milieu hospitalier ; elle infecte le plus souvent les personnes âgées, et les patients aux défenses immunitaires affaiblies, les patients porteurs de dispositifs médicaux implantés, comme des cathéters, des sondes, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.
La cause majeure de l’évolution de la résistance de cette bactérie vers une forme grave est la surconsommation d’antibiotiques notamment de molécules rares prescrites dans les unités de soins intensifs ou de réanimation.
Mais la cause de son développement dans les hôpitaux prenant alors caractère d’infection nosocomiale, est principalement un manque d’hygiène des soins et des mains. Hygiène des mains de tous évidemment, des soignants, médecins, infirmières et tout personnel appelé à toucher un malade, son lit, son plateau repas etc…mais aussi des patients et des visiteurs.
Il ne faut pas hésiter à exiger des soignants une hygiène des mains rigoureuse lorsque l’on observe des insuffisances dans ce domaine.
L’hygiène des mains est une bonne barrière contre tous les risques infectieux, chez soi, en collectivité, ou en milieu de soins, elle nous concerne tous, et en particulier lorsque l’on s’occupe de bébés, de jeunes enfants et de personnes âgées ou malades.

Claude Rambaud

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