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Appel du LIEN :Avant l’immunité collective, tenons la dernière ligne, et ne cédons rien à la transmission interhumaine !

5 avril

Avec plus de 50 000 cas positifs recensés et tous ceux qui ne le sont pas, Oui, notre système de santé craque.
Les professionnels de santé poussent un cri d’alarme à 4 souffles, Re- con –fi - nons !

Certes le confinement limite la circulation du virus, et sauve des vies ; il a déjà fait ses preuves lors de la première vague. mais le confinement, on le sait aussi, détruit d’autres vies, ce ne sont pas les mêmes.
On sait par exemple que 1 femme sur 10 a été victime de viol pendant le premier confinement ; on sait que 4 sur 10 des violences familiales lourdes avec tentatives de fémicide ont commencé pendant le premier confinement ( étude IFOP publiée en mars 21). L’association la Citad’elles lieu d’accueil et de soutien aux femmes et enfants victimes de violences est déjà submergée d’appels au secours. Que va t il se passer pendant ce nouveau confinement ?

On sait aussi que les troubles psychiatriques chez les enfants sont en augmentation ; lors des ces trois derniers mois, l’augmentation des suicides chez les adolescents a été de 300 pour cent, or le confinement aggrave ces troubles , alors que nous manquons de moyens en pédo-psychiatrie.

Le confinement, c’est aussi précipiter les plus faibles dans la précarité. Pendant le confinement des milliers de personnes se retrouvent sans emploi et sans compensation, alors que le premier déterminant de santé est le niveau social et le revenu. Ne plus pouvoir se nourrir et nourrir sa famille, ou la loger, se retrouver à la rue sont autant de tragédies ; elles conduisent à l’angoisse, la faim et au désespoir, et mettent en cause la santé et la vie de ceux qui en sont victimes. Ils n’ont souvent pas de solution durable.

La circulation du virus s’accélère ? oui. Un nouveau variant plus contagieux à la place de l’ancien ? oui. Le taux d’incidence des personnes positives très élevé ? de plus en plus chaque jour. Les formes sévères touchent aussi des personnes de plus en plus jeunes ? oui.

Nous ne pouvons nous contenter de critiquer ou soutenir le dispositif du confinement, d’autant que le confinement ne suffira pas. ll lèvera juste la tension sur le système de santé, mais le virus poursuivra sa vie.

Nous savons tous aujourd’hui que nous devons tenir encore quelques semaines, quelques mois, avant l’immunité collective.
Dans cette attente, certains comportements sont et resteront la source première de la transmission entre tous, celle qui peut être fatale à chaque moment, à chacun jeune ou vieux, fragile ou bien portant.

Or, que voit on ? de nombreux français négligent les gestes élémentaires les plus efficaces comme la distance entre deux personnes, le port de masque, le lavages de mains ou friction manuelle hydro-alcoolique, l’aération des lieux de vie.
Des réunions entre amis, en famille oui mais dehors et dans le respect des gestes barrières.
Vaincre la transmission inter humaine passe aussi par le respect de l’isolement rigoureux des personnes porteuses ou des cas contact.
Cette transmission n’est pas une fatalité. Un peu de patience encore et nous allons y arriver.

C’est pourquoi, dans l’attente de l’immunité collective, devant l’avancée flamboyante du nouveau variant, et face au choix politique de ne pas re-confiner les français aussi totalement et radicalement qu’il y a un an, le LIEN appelle à respecter plus que jamais les mesures de base contre la transmission inter-humaine du virus.

Ne cédons rien aux gestes contaminateurs ! Le virus ne se voit pas, il frappe en silence, mais nous pouvons aider à en freiner la circulation. Chacun de nous est concerné

En milieu de travail, les chefs d’entreprises, et les responsables des institutions tant publiques que privées, doivent veiller à la protection de tous , dans les bureaux, les ateliers, les transports, les pauses et mettre en place le télétravail quand c’est possible.

Toutes les réunions qu’elles soient festives, sociales ou familiales sont autant de sources de contamination en groupe, parmi lesquelles des cas sévères, des admissions en réanimation dont 30 % en décèderont.
Les chiffres ne trompent pas.
La saturation du système de santé oblige déjà à la dé-programmation des patients non-covid, premier tri des patients, perte de chance pour de nombreuses personnes. Un second tri impitoyable se fait au moment de l’accès en réanimation.

Le re-con-fi-ne- ment n’y suffira pas, la preuve ? un an après, nous y revenons.
Jeunes et vieux, sans aucune discrimination, nous sommes tous convoqués par l’état d’urgence sanitaire.
Ne baissons pas la garde et ne cédons rien à la transmission interhumaine !
Atteindre cette immunité collective, nous allons le faire tous ensemble, respecter les gestes barrières, nous isoler si nous sommes cas positif ou cas contact et nous vacciner. Se vacciner, c’est mieux qu’un devoir, c’est une fierté, c’est une chance pour soi et toute la société.

Claude Rambaud

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