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COVID-19, Deux préventions valent-elles mieux qu’une ?

8 mars

Les rassemblements de plus 1 000 personnes seront désormais interdits en France pour freiner la propagation du coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran à l’issue d’un Conseil de Défense à l’Elysée ce dimanche 8 mars.
« Les préfets, les ministères feront remonter une liste d’événements considérées comme utiles à la vie de la nation : les manifestations en feront partie, comme les concours ou encore le recours aux transports en commun »,
« Nous sommes toujours ce soir au stade 2. Notre priorité est de tout faire pour ralentir la circulation du virus sur le territoire national », a souligné le ministre, appelant « tous les Français à respecter et appliquer les geste barrière », dont le lavage régulier des mains et déconseillant les visites auprès des personnes âgées à domicile".

Le stade 3 de l’épidémie sera déclaré très prochainement ; nous en sommes tous prévenus par de nombreux messages des autorités politiques qui, « en même temps » veulent nous rassurer car nos réanimations sont prêtes à nous accueillir éventuellement.
Bien avant la question de la réa, il y a celle de la prévention. Nous sommes tous concernés.
Passant sur l’historique des pénuries de masques et de solutions hydro alcooliques, il est plus difficile de comprendre que, face à l’urgence et à la gravité de cette épidémie, certains ( pas tous) pharmaciens refusent déjà de fabriquer ces solutions au motif d’un manque d’équipement dans leurs officines alors que le ministère les autorise à en produire.
S’ils ont des difficultés d’équipement pour produire ces solutions en officine, c’est entendable, cependant n’est-ce pas alors la mission de nos Agences Régionales de Santé, des « ARS », et des municipalités de veiller sur la santé publique des populations exposées à un risque connu ?
Connaissant ce problème depuis des semaines, ces centres de décisions, l’un administratif, l’autre politique, auraient déjà dû s’organiser pour produire ces solutions sur leur propre territoire et les distribuer, s’il en était besoin, grâce aux réseaux de consommation habituelle, que l’on nomme les grandes surfaces. Nous allons adresser une requête dans ce sens à ceux dont la mission est de veiller à la sécurité sanitaire des citoyens.

Reprenons la question des masques en cas de passage à la phase 3, des masques dans les espaces collectifs pour des non malades comme dans certains pays ?
Ils n’ont « aucun sens si on ne se lave pas les mains puisqu’en pratique on touche des surfaces contaminées. l’hygiène des mains est donc fondamentale » selon Jérôme Salomon, directeur général de la santé.
Si vous êtes malades, des masques seront prescrits pour les patients, et pour ceux qui les soignent.
Et les autres ?
Tous ceux plus exposés aux complications du fait de leur état de santé, ou qui ont une immunité affaiblie (maladies, grossesses, prises de médicaments immunosuppresseurs) et qui ne pourront éviter de fréquenter des espaces collectifs ou les transports en commun, ou bien si un patient est infecté dans le cercle familial et gardé à la maison en phase 3 de l’épidémie ?
et tous ceux malades qui devront rester à leur domicile mais confrontés à la pénurie de masques en pharmacie ?
Pour nos « experts officiels », tous très bien placés pour s’équiper correctement s’ils en éprouvent le besoin, faire un masque soi-même est une fausse sécurité. Autrement dit, faute de masque chirurgical ou de ffp2, il vaudrait mieux se croiser les bras et se laver les mains !
Quels sont les arguments contre le port de masque par des non malades dans les espaces collectifs, en période d’épidémie ?
Les porteurs de masque d’une façon générale, se laveraient déjà moins bien les mains que les autres ! quelles études ?
et le taux de fuite d’air des masques fabriqués « maison » est élevé, ce qui étudié et certain.
Certes le taux de fuite (air) est élevé dans un masque de fabrication « maison », puisque les masques « officiels » recommandés ont, eux aussi, un taux de fuite reconnu. Cependant ces masques faits « maison », que l’on peut dire « non réglementaires » ont au moins l’énorme avantage de prévenir chacun pour empêcher les gestes de portage des mains au visage, nez et bouche, or ces gestes-là sont , avec les objets souillés portés en bouche, les gestes responsables de la contamination de chacun, autant que par les postillons d’un voisin infecté trop proche de vous. Ce rôle du masque « maison » qui peut éviter de porter ses mains au visage ne saurait être minimisé.
Donc, oui lavez-vous les mains encore et encore, et utilisez des solutions hydro-alcooliques si vous en avez et, lorsque vous fréquentez des espaces en proximité avec d’autres personnes, si vous pensez que cela peut vous aider, portez un masque « maison », c’est bien mieux que de porter vos mains librement à la bouche ou au nez, chacun portant ses mains au visage au moins une fois pas minute.
Et lavez vous les mains encore .
Pour rappel, le virus est un virus respiratoire, sa porte d’entrée principale dans le système respiratoire est le nez ou la bouche, les yeux aussi, par inhalation ou contacts mains-bouche ou bouche à bouche ou en portant un objet souillé à la bouche ou un doigt sale dans le nez.
Ci-après modèle de masque japonais à faire soi-même, plus facile à réaliser que celui des coréens mis en ligne il y a une semaine sur notre site.

https://soranews24.com/2020/03/06/1…

Ce que les experts disent Outre-Atlantique cette semaine :
Lors d’une table ronde à la Kennedy School of Government de Harvard, 3 experts américains, Michael Mina, épidémiologiste reconnu au T.H. de Harvard. Chan School of Public Health, Helen Branswell, journaliste reporter sur les maladies infectieuses et la santé publique à STAT, et une personnalité de la sécurité intérieure, rappellent qu’une épidémie comme celle du nouveau coronavirus est le type d’urgence prévu depuis longtemps. Aujourd’hui cette épidémie est là ! Ils se disent stupéfaits de voir ce qui se passe depuis le jour où la Chine a lancé l’alerte, nous donnant plusieurs semaines pour se préparer. « C’est bizarre. Après avoir écrit sur la possibilité de quelque chose comme ça pendant des années, je suis toujours très surpris que cela se produise » dit Helen Branswell. Elle a comparé les circonstances actuelles à l’été 2014, quand Ebola traversait l’Afrique de l’Ouest et le monde ne semblait pas avoir de plan pour l’arrêter et constate que « maintenant c’est chez moi ! »
Oui, car maintenant que COVID-19 se répand chez nous, les trois experts, déclarent être stupéfaits par la catastrophe à laquelle ils assistent « C’est le virus le plus redoutable auquel nous ayons fait face depuis un demi-siècle ou plus »,
Et Michael Mina, épidémiologiste dit "la Chine en agissant
remarquablement nous à donner un mois pour réagir, les US l’ont gâché"
En savoir plus :
https://www.statnews.com/2020/03/07…

Rappel :
Les masques dits chirurgicaux sont des masques anti projections c’est à dire qui protègent les autres des virus que tout malade peut projeter lors de toux ou éternuement. Ils sont réservés aux malades ou aux personnes contacts potentiellement contagieuses.
Les masques dits de type FFP2 sont réservés aux professionnels de santé (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers…), ceux qui réalisent des gestes à risque qui peuvent les contaminer (examiner, intuber un malade…).
https://www.who.int/fr/news-room/de…

Pour l’OMS,
le port de masque par ceux qui ne sont pas malades, peut créer un faux sentiment de sécurité qui peut conduire à négliger d’autres éléments essentiels. Le port d’un masque seul est insuffisant pour assurer le niveau adéquat de protection et d’autres mesures tout aussi pertinentes doivent être adoptées. Il doit être combiné avec l’hygiène des mains.
Aucune preuve n’est disponible sur son utilité pour protéger les personnes non malades, ( mais que sait-on de la preuve contraire ?)
De plus, l’utilisation d’un masque incorrect peut entraver son efficacité pour réduire la risque de transmission.

Les personnes sans symptômes respiratoires devraient :

  • éviter les agglomérations et la fréquence des fermetures bondées, les espaces collectifs
  • maintenir une distance d’au moins 1 mètre de tout individu présentantdes symptômes respiratoires 2019-nCoV (par exemple, toux, éternuements) ;
  • pratiquer fréquemment l’hygiène des mains
  • si vous toussez ou éternuez, couvrez le nez et la bouche avec coude fléchi ou mouchoir en papier, jeter le mouchoir immédiatement après utilisation et effectuer l’hygiène des mains ;
  • s’abstenir de toucher la bouche et le nez ;
  • un masque médical n’est pas nécessaire, cependant, des masques peuvent être portés dans certains pays selon les habitudes culturelles locales. Si des masques sont utilisés, des recommandations pratiques doivent être suivies pour porter, retirer, et les jeter et les mesures d’hygiène des mains après retrait.

Quand utiliser un masque ?
• Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez utiliser un masque que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée par le 2019 nCoV.
• Portez un masque si vous toussez ou éternuez.
• Le masque n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
• Si vous portez un masque, il est important que vous sachiez l’utiliser et l’éliminer correctement.

Comment mettre, utiliser, enlever et éliminer un masque
• Avant de mettre un masque, se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon
• Appliquer le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et veillez à l’ajuster au mieux sur votre visage
• Lorsque l’on porte un masque, éviter de le toucher ; chaque fois que l’on touche un masque usagé, se laver les mains à l’aide d’une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon
• Lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque et ne pas réutiliser des masques à usage unique
• Pour retirer le masque : l’enlever par derrière (ne pas toucher le devant du masque) ; le jeter immédiatement dans une poubelle fermée ; se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon

en savoir plus sur :

https://apps.who.int/iris/bitstream…

Claude Rambaud

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