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Éditorial

Patients, veillez à votre sécurité

COVID-19

Daniel Garin, professeur de biologie dans les hôpitaux militaires nous offre une leçon de masques
https://www.youtube.com/watch?v=7Lg…

Tuer le messager n’efface pas la mauvaise nouvelle
Avant de décéder, l’ange blanc de Chine en appelait à plus d’ouverture d’esprit et de transparence
https://www.youtube.com/watch?v=bda…

https://www.cdc.gov/coronavirus/201…

Vous souhaitez signaler un accident médical, faites le sur
https://signalement.social-sante.go…

Le LIEN est une association agréée de défense des intérêts des patients.
Notre cœur d’activité est de lutter contre les accidents médicaux et les infections associées aux soins, et vous aider à faire respecter vos droits dans les établissements de santé publics et privés, en établissement pour personnes âgées ou en soins de ville ( cabinets médicaux, infirmiers, dentaires, centres de radiologie, de biologie …) . Nous pouvons vous aider dans vos démarches amiables pour vous faire entendre, adresser une réclamation, déclarer un accident médical ou accéder à votre dossier.
Quelques recommandations pour réduire les risques de complications médicales évitables :

D’abord, ouvrez l’œil et si vous remarquez une anomalie qui vous concerne, soit un acte soit une information inadaptée inscrite dans votre dossier, soit un défaut de surveillance, dites le sans hésiter.
Insistez pour demander la correction d’une fausse information, faire inscrire dans votre dossier une information que vous estimez capitale ( allergies, traitements antérieurs, antécédents, risques connus) toujours avec politesse mais fermeté et ne lâchez pas avant d’avoir obtenu une réponse qui vous parait cohérente. Cela peut vous sauver la vie.
Photographiez vos résultats d’analyses biologiques, comptes rendus de radiologie, interventions et traitements avec votre téléphone portable pour les avoir toujours sur vous en cs de besoin ou d’urgence.
Osez parler avec votre médecin et osez dialoguer pour être sûr(e) que le traitement, l’examen ou l’intervention sont bien nécessaires.
Exigez toujours une information sur les effets indésirables de tel ou tel examen ou traitement. Pesez le pour et le contre, et exprimez votre préférence.

Et surtout n’hésitez pas en cas de doute, à demander un deuxième avis médical, surtout s’il s’agit d’un diagnostic grave ou d’un traitement lourd.
Si vous souhaitez déclarer au ministère de la santé, une situation d’accident médical vécue par vous même ou une personne proche, vous pouvez déclarer sur :
https://signalement.social-sante.go…

Plusieurs milliers de personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés.
Vous pouvez demander une indemnisation des préjudices de soin selon une procédure amiable et gratuit devant la commission régionale d’indemnisation des accidents médicaux, la CCI, ou devant un tribunal.
Attention, pour faire une demande d’indemnisation en CCI, même si vous pouvez le faire seul, de nombreuses victimes ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie contentieuse devant un tribunal. Vous pouvez vous adresser à un avocat quelle que soit la voie choisie.
L’accompagnement par l’association Le LIEN pour optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes à votre demande.
S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.
et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel. Votre assureur doit être prévenu de votre intention d’engager une demande d’indemnisation avant d’engager vos démarches devant une CCI ou un tribunal.

28 mars : Le Premier ministre fait l’état des lieux et des moyens, et CNEWS fait le point avec JP Thierry, médecin en santé publique, membre du LIEN

28 mars 2020 :
Courbe projetée de la pandémie en France avec confinement,
mais où est passé le pic ?

https:/ réécouter le discours du Premier Ministre/www.youtube.com/watch?v=dXvObKQ24ps

« et je ne laisserai personne dire que nous avons pris du retard dans le confinement »

CNEWS :
https://www.cnews.fr/emission/2020-…

Masques, résilience !

https://medium.com/@thejanellemj/pl…

Une étude de la City University de Hong Kong montre que l’efficacité d’un masque fabriqué à la maison à partir de deux morceaux de serviette en papier + un mouchoir « … s’est avérée avoir atteint 80 à 90% de la fonction des masques chirurgicaux ordinaires en termes de leur filtration des aérosols et des gouttelettes. « C’est assez interessant pour une chose que chacun peut faire à la maison. »It is absolutely true that “if healthcare providers can’t get them…it puts them and our communities at risk.”

Le journal Le Figaro donne des idées aux professionels pour qu’ils puissent aller travailler sans avoir la trouille au ventre. Merci pour eux.

https://amp-lefigaro-fr.cdn.ampproj…
et
https://www.lefigaro.fr/economie/co…

Depuis quelques jours des informations circulaient ; la Russie et la Chine ne seraient pas en pénurie de masques. Ils en produisent des millions par jour.
La Chine serait même en sur - production.
Le Premier Ministre nous informait hier qu’un milliard de masques étaient commandés par la France à la Chine, Livraison ? demain certainement.

Pour mémoire, le LIEN lançait sa première alerte « masques » le 27 février,
et 1er tuto le 1 er mars.
Un mois après, c’est toujours pour demain.

La chloroquine, un décret, une étude, un espoir pour les patients ?

En plein coeur de polémique, jeudi 26 mars, le politique tranchait : la chloroquine pourra être prescrite à l’hôpital, si le médecin le juge utile, et sans attendre les résultats des essais cliniques en cours.

Pierre Parneix, médecin de santé publique et d’hygiène hopitalière au CHU de Bordeaux est conseiller scientifique du LIEN depuis de nombreuses années, il nous explique la controverse Chloroquine,

" La controverse Chloroquine est une nouvelle péripétie de l’épisode Covid19 qui nous confronte chaque jour à des situations inattendues et à des décisions pour lesquelles notre mode de raisonnement usuel n’est probablement pas adapté.

Le raisonnement politique et scientifique repose sur le principe de précaution et le temps long.
Typiquement ici un scientifique très réputé français, le professeur Didier Raoult, publie en un temps record une étude clinique qui offre une perspective thérapeutique concrète au moment où on en a vraiment besoin.

Notre mode de raisonnement habituel consiste à analyser le niveau de preuve de l’étude, forcément limité, et à mettre en perspectives tous les risques de la thérapeutique y compris celui de la rétinopathie qui concerne les patients traités sur plusieurs années par la chloroquine là où on est sur une échelle de quelques jours pour le Covid19.
Le risque cardiaque existe évidemment mais notre médecine hospitalière semble de nature à le manager.
Donner un label au traitement c’est aussi craindre une énième pénurie de produit en particulier pour les patients qui sont sous traitement chronique.

Tout cela est audible en tant de paix mais là il se trouve, comme l’a souligné notre président, que l’on est en temps de guerre ce qui change pas mal la donne.
Chacun suit chaque jour le nombre de patients qui arrivent en réanimation et ceux qui y finissent leur parcours malgré le très haut niveau de soins prodigués.
C’est évidemment une réalité qui existe à une certaine échelle en temps de paix mais là elle est livrée à chacun avec une amplification extraordinaire et un caractère anxiogène majeur pour la population.

On devine désormais que plus la charge virale est élevée durablement moins le pronostic sera bon et, donc, vouloir la réduire assez précocement semble aujourd’hui une stratégie cohérente avant que les lésions pulmonaires ne soient irréversibles.
Bien entendu, il y a quelques risques et incertitudes autour de la proposition marseillaise, et son étude a des limites, mais elle existe.
De plus, l’alternative aujourd’hui c’est la méthode Raoult versus l’espoir d’une évolution spontanée favorable ou d’un traitement symptomatique salvateur.

A ce jour les patients se voient proposer l’essai thérapeutique Discovery où il y a une forme allégée du traitement marseillais, deux traitements antiviraux mais aussi un bras sans intervention à visée antivirale comme le nécessite un essai thérapeutique en l’absence de traitement de référence.
En dehors de l’essai, le traitement par chloroquine a donc un caractère dérogatoire soumis à décision collégiale locale. Il y a aura donc une variété d’approches différentes selon son lieu d’hospitalisation

Le sujet dépasse désormais le seul fondement scientifique et surtout celui basé sur le consensus que notre pays aime à obtenir. On vit une situation qui bouleverse profondément les certitudes et soumet chaque expert et décideur à un challenge très complexe.
Avec la vision bénéfice/risque de Santé publique qui est la mienne, j’ai le sentiment que le risque de faire est bien inférieur à celui de ne pas faire.
L’avenir nous dira ce que seront les choix nationaux de demain et seul le bilan rétrospectif dévoilera, mais par essence trop tard, la vérité scientifique."
le 26/03/2020 Pierre Parneix
Merci à Pierre Parneix pour cet éclairage.

Le jour même, Olivier Veran, ministre de la santé signait un décret relatif aux médicaments et autorisant la prescription de la molécule dans les établissements de santé et la poursuite du traitement sous certaines conditions lors du retour à domicile en ces termes :
« l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile ».

Vendredi 27 mars , l’ IHU de Marseille publiait une nouvelle étude sur 80 patients
https://www.mediterranee-infection….

site IHU et autres publications
https://www.mediterranee-infection….

Pour rappel :
La juste prescription de l’équipe de PRESCRIRE :

« En pratique, pour chaque patient, l’efficacité, hypothétique, est à mettre en balance avec les effets indésirables déjà connus et prévisibles du médicament proposé, en tenant compte aussi d’éventuels effets défavorables sur l’infection. Sans oublier les interactions avec les autres médicaments pris par le patient. »

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