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Éditorial

Patients, ne suspendez pas vos soins non covid pendant la crise sanitaire

Les jeudis de France Assos Santé sont de retour
Le 19 novembre, la continuité des soins non covid
Pour s’inscrire,
https://www.france-assos-sante.org/…

Tous les webinaires sont mis en ligne en replay après leur réalisation

Et toujours, Un masque oui, mais sur le nez aussi.
https://www.youtube.com/watch?v=RxY…

Nos activités d’aide aux victimes d’accident médical continuent :

Si vous souhaitez signaler un accident médical, faites le sur
https://signalement.social-sante.go…

« Tuer le messager n’efface pas la mauvaise nouvelle  »
hommage au médecin chinois Li Wenliang qui a tenté de prévenir le monde , écoutez
https://www.youtube.com/watch?v=bda…

Le LIEN est une association agréée de défense des intérêts des patients.
Notre cœur d’activité est de lutter contre les accidents médicaux et les infections associées aux soins, et vous aider à faire respecter vos droits dans les établissements de santé publics et privés, en établissement pour personnes âgées ou en soins de ville
( cabinets médicaux, infirmiers, dentaires, centres de radiologie, de biologie …) . Nous pouvons vous aider dans vos démarches amiables pour vous faire entendre, adresser une réclamation, déclarer un accident médical ou accéder à votre dossier.
Quelques recommandations pour réduire les risques de complications médicales évitables :

D’abord, ouvrez l’œil et si vous remarquez une anomalie qui vous concerne, soit un acte soit une information inadaptée inscrite dans votre dossier, soit un défaut de surveillance, dites le sans hésiter.
Insistez pour demander la correction d’une fausse information, faire inscrire dans votre dossier une information que vous estimez capitale ( allergies, traitements antérieurs, antécédents, risques connus) toujours avec politesse mais fermeté et ne lâchez pas avant d’avoir obtenu une réponse qui vous parait cohérente. Cela peut vous sauver la vie.
Photographiez vos résultats d’analyses biologiques, comptes rendus de radiologie, interventions et traitements avec votre téléphone portable pour les avoir toujours sur vous en cs de besoin ou d’urgence.
Osez parler avec votre médecin et osez dialoguer pour être sûr(e) que le traitement, l’examen ou l’intervention sont bien nécessaires.
Exigez toujours une information sur les effets indésirables de tel ou tel examen ou traitement. Pesez le pour et le contre, et exprimez votre préférence.

Et surtout n’hésitez pas en cas de doute, à demander un deuxième avis médical, surtout s’il s’agit d’un diagnostic grave ou d’un traitement lourd.
Si vous souhaitez déclarer au ministère de la santé, une situation d’accident médical vécue par vous même ou une personne proche, vous pouvez déclarer sur :
https://signalement.social-sante.go…

Plusieurs milliers de personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés.
Vous pouvez demander une indemnisation des préjudices de soin selon une procédure amiable et gratuit devant la commission régionale d’indemnisation des accidents médicaux, la CCI, ou devant un tribunal.
Attention, pour faire une demande d’indemnisation en CCI, même si vous pouvez le faire seul, de nombreuses victimes ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie contentieuse devant un tribunal. Vous pouvez vous adresser à un avocat quelle que soit la voie choisie.
L’association Le LIEN ne fait pas de conseil juridique mais peut vous aider à optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation, son soutien est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes à votre demande.
Notre messagerie pour vos demandes d’aide : reseausante @ hotmail.fr

S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.

et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel.
Votre assureur doit toujours être prévenu de votre intention d’engager une demande d’indemnisation avant d’engager vos démarches devant une CCI ou un tribunal.

HAS : Oxygénothérapie et prise en charge COVID-19 en médecine de ville

https://www.has-sante.fr/upload/doc…

En France l’ensemble des indicateurs épidémiologiques sont à la hausse avec une progression rapide de la circulation du SARS-CoV-2 sur la majorité du territoire. Le taux d’incidence national sur 7 jours est supérieur à 430 pour 100 000 habitants, du 23 au 29 octobre (Santé publique France).

Dans le contexte épidémique actuel, certains malades atteints de la Covid-19 oxygéno-requérants, qui sortent de l’hôpital, peuvent être pris en charge à domicile. En outre, certains malades oxygéno-requérants non hospitalisés peuvent être pris en charge exceptionnellement à domicile.

Recommandations HAS
Réponse rapide n°1 : la prise en charge à domicile des patients atteints de la Covid-19 et requérant une oxygénothérapie, dans le cadre d’un parcours de soins coordonné entre la ville et l’hôpital, doit être exceptionnelle et réservée au contexte épidémique actuel.

Réponse rapide n°2 : cette prise en charge est réservée à 2 situations : les patients hospitalisés pour la Covid-19, sortant sous oxygénothérapie et les patients atteints de la COVID 19 non hospitalisés ayant des besoins en oxygène < 4 L /min.

Réponse rapide n°3  : cette prise en charge est mise en place dans le cadre d’une équipe pluriprofessionnelle de premier recours en lien avec une équipe hospitalière de référence (pneumologie, maladies infectieuses, soins critiques, …) et le SAMU.

Réponse rapide n°4
 : les critères d’éligibilité des patients sont liés :
à l’environnement : domicile fixe et salubre, présence permanente d’un aidant, isolement possible, à moins de 30 minutes de l’établissement de santé de référence disposant d’une structure d’urgence ou d’un SMUR de proximité ;
au patient : autonome, SpO2 < 92 %, sans critère d’exclusion (1 critère majeur ou au moins 2 critères mineurs).

Réponse rapide n°5 : l’objectif de l’oxygénothérapie est de maintenir une SpO2 > 92 %.

Réponse rapide n°6 : une anticoagulation prophylactique et des corticoïdes faible dose (dexaméthasone 6 mg/jour ou équivalent pendant 5 à 10 jours) sont prescrits en complément de l’oxygénothérapie.

Réponse rapide n°7  : Toute aggravation nécessite un contact :
avec une équipe hospitalière de référence si débit d’oxygène > 3 L/min avec désaturation rapide (quelques heures) ou apparition d’une complication quelle qu’elle soit, non amélioration après 72 heures, décision du médecin généraliste à tout moment ;

avec le SAMU Centre 15 en vue d’une hospitalisation soit en cas de : débits d’oxygène ≥ 4 L/mn, désaturation à SpO2 < 90 % à deux prises consécutives.

COVID-19 : sommes nous à l’aube du premier vaccin ?

Une dizaine de structures, industriels et instituts de recherche se déclarent proches d’une mise sur le marché d’un vaccin anti-covid.
La firme Pfizer et Biotech seraient en tête de la course. Ce n’est pas sans interroger sur de nombreuses questions.

En savoir plus : avec Public Sénat

https://www.publicsenat.fr/emission…

COVID-19 et propagation du virus : 9 mois d’expérience et d’études

https://fr.euronews.com/2020/10/23/…

Déjà, depuis plusieurs mois, les infectiologues et virologues affirment que le mode principal de transmission du Sars cov2 que nous connaissons, ce sont ces gouttelettes émises normalement par la respiration, et plus violemment par un éternuement ou une toux. Les gouttelettes les plus légères peuvent rester en suspension. Elles ne tombent pas aussitôt à un mètre cinquante.

Propagation dans l’air :
Selon une étude récente japonaise, l’humidité réduit très fortement les risques de contamination par les aérosols.

Si le degré d’humidité est inférieur à 30 % la quantité de particules circulantes dans l’air est deux fois plus élevée que si cette humidité est de 60 %. Plus l’air est sec, plus les gouttelettes s’évaporent et se disséminent dans l’air ambiant et plus les particules qui tombent sur le bureau se re-dispersent rapidement.

Toujours au Japon, une expérience démontre qu’à table, à 1M de distance, la propagation du virus en déjeunant face à face est de 5 %, si l’on est assis côte à côte de 25 %, et la meilleure position serait de s’assoir en quinconce avec au moins 1,50 de distance pour ceux qui sont dans le même alignement.

https://www.santelog.com/actualites…

Les particules peuvent rester en suspension plusieurs minutes, voire plusieurs heures dans l’air ; elles peuvent se disséminer à partir de la surface où elles se posent, plus ou moins vite selon l’humidité ambiante, mais aussi contaminer les mains.
Rappel : Une hygrométrie en dessous de 30 % favorise aussi la propagation d’autres virus et en particulier du virus de la grippe.

Propagation manuportée :

une autre expérience très significative a été diffusée par la chaîne publique japonaise NHK, en collaboration avec des experts scientifiques ; la propagation du coronavirus dans un cercle de dix personnes a été observé dans un même espace le temps d’un buffet.
Lors de cette expérience, une seule personne a d’abord été désignée comme le « patient zéro » et a reçu de la peinture phosphorescente - représentant le virus - sur la paume de sa main. Les dix participants ont ensuite été priés de se servir lors d’un buffet puis de manger. Trente minutes plus tard, la pièce a été plongée dans le noir afin de voir comment le produit s’était diffusé entre les différents protagonistes et sur les surfaces présentes dans la pièce.

La peinture phosphorescente s’était répandue entre les mains d’une grande partie des participants et sur le visage de trois d’entre eux.
Le faux virus était également présent sur le couvercle d’un récipient contenant la nourriture, les pinces qui servaient à se servir dans les assiettes ainsi que la poignée d’une carafe d’eau.

Bien qu’au départ de l’expérience, une seule personne ait été « contaminée », à l’arrivée tous les participants ont des traces du virus sur eux après seulement trente minutes. Le virus se propage très rapidement et contamine les surfaces, de main en main, puis de la main au visage au nez, aux yeux, le virus se transmet.
Cette expérience confirme ce qui est observé depuis longtemps dans les hôpitaux en matière de contamination manuportée et de risques d’’infections nosocomiales.

En savoir plus sur
https://www.doctissimo.fr/sante/epi…

Que peut-on tirer de ces études et constats comme enseignement pour réduire les risques de contamination de tous ?

1 - Aération encore et encore , autant que possible, des espaces fermés dès que deux personnes au moins y sont présentes.

2 - Respect d’une hygrométrie de plus de 40 %.
« Si l’humidité relative de l’air intérieur est inférieure à 40%, les particules émises par les personnes infectées absorbent moins d’eau, restent plus légères, volent plus loin dans la pièce et sont plus susceptibles d’être inhalées ». Un constat particulièrement important pour la prochaine saison hivernale dans l’hémisphère nord, lorsque des millions de personnes séjourneront dans des pièces chauffées et donc plus « sèches ».

Chacun peut mesurer l’hygrométrie d’une pièce avec un appareil nommé hygromètre ou capteur d’humidité. Très petit, il peut être déplacé de pièce en pièce à la maison ou de bureau en bureau, lorsque au moins 2 personnes sont dans une même pièce, afin de mesurer l’humidité des différentes pièces.
Pour augmenter le taux d’humidité en intérieur sur le long terme, la pose de récipients remplis d’eau près des radiateurs est efficace. L’eau ainsi évaporée humidifie la pièce.
En entreprise, si cela n’est pas possible, demander à l’employeur ou au médecin du travail de faire équiper les bureaux et locaux de travail où sont réunies au moins deux personnes d’équiper en humidificateurs.

en savoir plus avec
https://www.santelog.com/actualites…

3 – Nettoyages très réguliers des surfaces de travail, bureaux, tables, etc…

Ne pas oublier portes d’entrées des locaux et poignées de portes, systèmes de chasses d’eau, lavabos, robinets … partout où chacun pose ses mains .

Recommandations de la Société française d’hygiène hospitalière pour le nettoyage des surfaces :

  • Il est possible de déterger avec un produit détergent habituel puis de désinfecter (après rinçage et séchage) à l’eau de Javel diluée à 0,5% de chlore actif obtenue à partir des deux mélanges suivants : § 250 ml de concentré de Javel à 9,6% dans 750 ml d’eau froide (pour obtenir un mélange à 2,6%) + 4 litres d’eau froide, § ou 250 ml de concentré de Javel à 4,8% dans 750 ml d’eau froide (pour obtenir un mélange à 1,3%) + 1,5 litre d’eau froide La désinfection à l’eau de Javel d’une surface en inox nécessite un rinçage - attention, respecter les temps de contact pour atteindre le niveau d’efficacité (5 à 10 minutes selon le produit utilisé), - attendre le délai de séchage du produit utilisé pour réutiliser l’espace traité.

Il est possible d’utiliser d’autres stratégies de nettoyage ou désinfection efficaces sur les virus enveloppés (ex. vapeur, etc.)

Consulter les recommandations de l’APSAM ( Québec) pour le nettoyage dans les entreprises :
https://www.inspq.qc.ca/sites/defau…

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