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Éditorial

Patients, veillez à votre sécurité

Un masque oui, mais sur le nez aussi.
https://www.youtube.com/watch?v=RxY…

Et toujours, après le dé-confinement, protégeons nous et protégeons les autres

Avec COVID-19 - Sortez masqués !

quelques tutos
Le champion, élu par le LIEN, ce remarquable tuto à faire soi - même , économique, main ou machine et sans élastique selon modèle AFNOR,
https://www.youtube.com/watch?v=8Zw…

http://stop-postillons.fr/#comment-…
ou
https://www.afnor.org/
ou
https://medium.com/@thejanellemj/pl…
La City University de Hong Kong publie l’efficacité d’un masque fabriqué à la maison à partir de deux morceaux de serviette en papier + un mouchoir « … s’est avérée avoir atteint 80 à 90% de la fonction des masques chirurgicaux ordinaires en termes de leur filtration des aérosols et des gouttelettes. "
et
Daniel Garin, professeur de biologie dans les hôpitaux militaires nous offre une leçon de masques
https://www.youtube.com/watch?v=7Lg…

Tuer le messager n’efface toujours pas la mauvaise nouvelle, en hommage au médecin chinois Li Wenliang qui a tenté de prévenir le monde , écoutez
https://www.youtube.com/watch?v=bda…

Nos activités d’aide aux victimes d’accident médical continuent :

Si vous souhaitez signaler un accident médical, faites le sur
https://signalement.social-sante.go…

Le LIEN est une association agréée de défense des intérêts des patients.
Notre cœur d’activité est de lutter contre les accidents médicaux et les infections associées aux soins, et vous aider à faire respecter vos droits dans les établissements de santé publics et privés, en établissement pour personnes âgées ou en soins de ville ( cabinets médicaux, infirmiers, dentaires, centres de radiologie, de biologie …) . Nous pouvons vous aider dans vos démarches amiables pour vous faire entendre, adresser une réclamation, déclarer un accident médical ou accéder à votre dossier.
Quelques recommandations pour réduire les risques de complications médicales évitables :

D’abord, ouvrez l’œil et si vous remarquez une anomalie qui vous concerne, soit un acte soit une information inadaptée inscrite dans votre dossier, soit un défaut de surveillance, dites le sans hésiter.
Insistez pour demander la correction d’une fausse information, faire inscrire dans votre dossier une information que vous estimez capitale ( allergies, traitements antérieurs, antécédents, risques connus) toujours avec politesse mais fermeté et ne lâchez pas avant d’avoir obtenu une réponse qui vous parait cohérente. Cela peut vous sauver la vie.
Photographiez vos résultats d’analyses biologiques, comptes rendus de radiologie, interventions et traitements avec votre téléphone portable pour les avoir toujours sur vous en cs de besoin ou d’urgence.
Osez parler avec votre médecin et osez dialoguer pour être sûr(e) que le traitement, l’examen ou l’intervention sont bien nécessaires.
Exigez toujours une information sur les effets indésirables de tel ou tel examen ou traitement. Pesez le pour et le contre, et exprimez votre préférence.

Et surtout n’hésitez pas en cas de doute, à demander un deuxième avis médical, surtout s’il s’agit d’un diagnostic grave ou d’un traitement lourd.
Si vous souhaitez déclarer au ministère de la santé, une situation d’accident médical vécue par vous même ou une personne proche, vous pouvez déclarer sur :
https://signalement.social-sante.go…

Plusieurs milliers de personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés.
Vous pouvez demander une indemnisation des préjudices de soin selon une procédure amiable et gratuit devant la commission régionale d’indemnisation des accidents médicaux, la CCI, ou devant un tribunal.
Attention, pour faire une demande d’indemnisation en CCI, même si vous pouvez le faire seul, de nombreuses victimes ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie contentieuse devant un tribunal. Vous pouvez vous adresser à un avocat quelle que soit la voie choisie.
L’association Le LIEN ne fait pas de conseil juridique mais peut vous aider à optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation, son soutien est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes à votre demande.
Notre messagerie pour vos demandes d’aide : reseausante @ hotmail.fr

S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.

et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel.
Votre assureur doit toujours être prévenu de votre intention d’engager une demande d’indemnisation avant d’engager vos démarches devant une CCI ou un tribunal.

COVID-19 : Audition Xavier Bertrand, ancien ministre de la santé

http://videos.assemblee-nationale.f…

Xavier Bertrand : « On a entendu que les masques n’étaient pas utiles ou que l’on ne saurait pas les mettre », a déploré l’ancien ministre, qui estime qu’il fallait « dire la vérité » et reconnaître que les masques manquaient.

Affaire Depakine , le tribunal administratif de Montreuil condamne l’Etat

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi de requêtes présentées par des femmes ayant suivi un traitement antiépileptique durant leurs grossesses, menées entre 1981 et 2008, à base de valproate de sodium, principe actif commercialisé aujourd’hui sous le nom de Dépakine, a fait lecture de sa décision le 2 juillet 2020

l’Etat a été condamné par le tribunal administratif de Montreuil pour manquement à ses obligations de contrôle, concernant certains dossiers de victimes, en fonction des dates de grossesse. Le tribunal a par ailleurs considéré que les faits du producteur du médicament – qui a la charge d’élaborer le résumé et la notice- et du médecin prescripteur du médicament exonéraient partiellement l’Etat de sa responsabilité.

Résumé
Les parties soutenaient que l’insuffisance de l’information donnée aux praticiens et aux malades sur la dangerosité de ces médicaments lorsqu’ils sont donnés aux femmes enceintes traduit une absence de contrôle suffisant de l’Etat et, par suite, une carence dans l’exercice de son pouvoir de police sanitaire.

Le tribunal a d’abord estimé que les anomalies morphologiques faciales, squelettiques et des extrémités, les malformations, les troubles cognitifs et ou comportementaux et les atteintes organiques variables devaient être présumés imputables à l’exposition in utero au valproate de sodium lorsque ces anomalies ne sont imputables à aucune autre cause.

Pour apprécier l’existence d’une carence fautive de l’Etat, ou des autorités agissant en son nom, dans l’exercice des pouvoirs de police sanitaire relative aux médicaments, le tribunal a examiné, en fonction de la date de naissance des enfants, l’état des connaissances médicales quant au lien entre le valproate de sodium et les malformations ou les troubles neuro-développementaux des nouveaux nés exposés in utero à ce médicament durant la grossesse. Il a relevé qu’en 1981, il n’existait pas d’étude suffisante pour établir un tel lien. En 1984 et 1985, seuls les risques de malformations étaient suffisamment documentés pour alerter la vigilance des autorités sanitaires. En revanche, concernant les grossesses intervenues entre 2005 et 2008, les deux risques - malformations et troubles neuro-développementaux- liés au valproate de sodium étaient suffisamment connus.

Le tribunal a ensuite examiné si une information suffisante était donnée sur ces deux types de risques identifiés, tant dans le résumé des caractéristiques du produit destiné aux praticiens, que dans les notices elles-mêmes à destination des femmes malades. Le tribunal rappelle qu’avant 1986, il n’existait pas d’obligation pour les producteurs de fournir un résumé des caractéristiques des produits à destination des prescripteurs et une notice d’information pour les patients. En revanche, il juge que le résumé et la notice de la Dépakine résultant de l’autorisation de mise sur le marché du 2 juillet 2004 ainsi que la notice résultant de l’autorisation de mise sur le marché du 25 janvier 2006 étaient insuffisants au regard de l’obligation d’information en matière de risques liés à la prise de ce médicament. Le tribunal en conclut qu’en fonction de la date des grossesses en cause, l’Etat a manqué à ses obligations de contrôle en ne prenant pas les mesures adaptées et a engagé sa responsabilité.

Le tribunal a enfin considéré que les faits du producteur du médicament – qui a la charge d’élaborer le résumé et la notice- et du médecin prescripteur du médicament exonéraient partiellement l’Etat de sa responsabilité.

En conséquence, le tribunal a condamné l’Etat à indemniser les victimes, en fonction de la date de naissance de leurs enfants et concernant l’une des victimes, a fait procéder à une expertise complémentaire sur l’imputabilité de certains chefs de préjudices.

http://montreuil.tribunal-administr…

Le jugement complet sur :
http://montreuil.tribunal-administr…

Extraits
En l’espèce, les particularités morphologiques du visage d’E. L.-B., la
malformation de la main droite, les troubles neurodéveloppementaux avec une perturbation importante du comportement et de la relation dans le cadre d’un trouble du spectre autistique,
le déficit de la mémoire de travail, le déficit des coordinations visio-motrices et bi-manuelles,
la dysgraphie et l’anomalie discrète de la structure cardiaque sans retentissement fonctionnel
ne peuvent être imputés à une autre cause qu’à l’exposition à la Dépakine Chrono 500 mg durant la grossesse au regard de l’absence d’antécédents familiaux ou de toute autre cause identifiée.

L’exposition à la Dépakine Chrono 500 mg doit donc être présumée comme étant
la cause certaine, directe et déterminante de ces diverses pathologies.

En revanche, en ce qui concerne les troubles oculaires, il résulte de l’expertise du 5 mai 2019 qu’il ne peut être déduit des études scientifiques une fréquence plus importante de troubles de la réfraction oculaire chez les enfants exposés au valproate de sodium en comparaison avec les données épidémiologiques dans la population générale pédiatrique.

L’argumentaire du protocole national de diagnostic et de soins de mars 2017 selon lequel il existe des indices laissant penser que des troubles de réfractions touchent plus de 50 % des enfants exposés et que des malformations ophtalmologiques sont probablement plus fréquentes ne combat pas utilement la conclusion de l’expertise du 5 mai 2019 sur ce point.

Au regard de ces éléments, le lien de causalité entre les troubles oculaires et l’exposition à la Dépakine Chrono 500 mg n’est pas établi.

La pandémie Covid-19 peut-elle être une opportunité pour réduire et éliminer les pratiques de faible valeur en oncologie ?

Selon la reue JAMA Oncol. Published online July 2, 2020. doi:10.1001/jamaoncol.2020.2404

La pandémie COVID-19 a posé des défis majeurs à la pratique de l’oncologie dans de nombreux pays à revenu élevé comme les États-Unis et le Canada.
Des mesures sont actuellement prises dans ces pays pour réduire le flux de patients vers les centres de cancérologie et les hôpitaux en substituant les visites électroniques ou de télésanté aux visites en présence des personnes dans la mesure du possible, en réduisant la fréquence des visites de suivi, en réduisant l’imagerie de surveillance et d’autres tests, et en engageant des discussions quelles sont les thérapies anticancéreuses les plus importantes à administrer, en cas de situation où la capacité de fournir des traitements diminue.

Il s’agit de quelques-unes des mesures prises par les établissements de santé et par les médecins pour minimiser les visites en face à face des patients afin de contrôler la propagation du COVID-19 et de déployer de manière optimale les agents de santé dans le système de santé.

Ce sont évidemment des mesures rationnelles à prendre pendant une pandémie, d’autant plus que de nouvelles données suggèrent que les patients atteints de cancer peuvent être plus à risque de mourir d’une infection à COVID-19, bien qu’il existe certaines incertitudes quant à la fiabilité de ces informations.

https://jamanetwork.com/journals/ja…

Auteurs
Bishal Gyawali, MD, PhD1,2 ; Bishesh Sharma Poudyal, MD3 ; Elizabeth A. Eisenhauer, MD4

1Department of Oncology, Department of Public Health Sciences, Queen’s University, Kingston, Ontario, Canada
2Cancer Research Institute, Division of Cancer Care and Epidemiology, Queen’s University, Kingston, Ontario, Canada
3Department of Hematology-Oncology, Civil Service Hospital, Kathmandu, Nepal
4Queen’s University, Kingston, Ontario, Canada

JAMA Oncol. Published online July 2, 2020. doi:10.1001/jamaoncol.2020.2404

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