Passage au site spécifique : Les États Généraux du Lien

32bis, rue E.-Landrin, 92100 Boulogne Billancourt
01 40 91 78 04

Éditorial

Le LIEN veille, vous défend et ne baisse pas la garde

Fidèle à son engagement, défendre l’intérêt des patients, et les accompagner dans leurs demandes, les 14 et 15 février 2013 le LIEN tirait déjà la sonnette d’alarme sur les dangers des soins inutiles. Interventions, examens, traitements et parcours non pertinents souvent responsables de souffrances et complications inutiles, et gaspillant environ 50 millions d’euros par an de nos précieuses ressources de santé.
rappel : https://www.allodocteurs.fr/actuali…
En mai 2016, deux membres du LIEN ont publié « trop soigner rend malade » chez Albin Michel, sur le sujet de la sur-médicalisation, dénonçant un système de soins qui fabrique et soigne trop de faux malades,un système qui délaisse la prévention de base pour médicaliser des risques qui pourrait être traités sans médicaments de première intention.
http://www.docteurestcebiennecessai….
Cet ouvrage vient de recevoir le prix « Prescrire » .
http://www.prescrire.org/Fr/150/700…

Dimanche 26 novembre 2017 le JDD, fait un focus sur le sujet des actes chirurgicaux inutiles :
http://www.lejdd.fr/societe/chirurg…

Alors que faire ?
Osez parler avec votre médecin et dialoguer pour être sûr(e) que vous ne serez pas opéré(e) inutilement, par exemple pour une hernie discale, ou une ablation de thyroïde, deux interventions trop souvent inutiles.
et si vous avez un doute, prenez un deuxième avis médical.

Si notre mission est bien de tirer la sonnette d’alarme quand nous repérons des signaux inquiétants, elle est d’abord celle de soutenir les personnes qui s’estiment victimes d’une erreur médicale.
Environ 60 000 personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés. Aidez nous à lutter pour la sécurité des patients et adhérer au LIEN.

L’Association le LIEN vous aide pour vos démarches administratives comme l’accès à un dossier médical ou la rédaction d’une réclamation et dans vos démarches médicales, demande de médiation, comprendre son dossier ; si cela est nécessaire, le LIEN vous aide aussi pour choisir la voie la plus adaptée à votre cas pour obtenir une juste indemnisation de l’ensemble de vos préjudices.
Vous avez besoin d’être accompagné(e) dans vos démarches, vous ne savez pas comment faire ?
appelez et prenez rendez-vous si besoin : 01 40 91 78 04
ou adressez un message sur : reseausante@hotmail.fr

Attention, pour faire une demande en CCI, commission d’indemnisation amiable, vous n’avez pas besoin d’avocat ni d’aide d’association, cependant de nombreuses victimes qui engagent seules leur procédure ou avec leurs proches, ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider par des spécialistes, car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie devant un tribunal.
L’accompagnement par l’association Le LIEN pour optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes agréé par notre association.
S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.
et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel.

Parcours de soins et sécurité du patient 19 juin à Paris

L’Institut IQS pour la qualité des soins et la sécurité des patients organise le 19 juin à Paris, 15 rue de l’école de médecine,, une journée de réflexion et d’échanges sur la sécurité des patients tout au long de leur parcours.
Le programme est à consulter sur : http://iqs2018.insight-outside.fr/
Les membres adhérents du LIEN et de toute association membre de France Assos Santé sont invités gratuitement. Leur inscription est obligatoire, merci de l’adresser à l’adresse email suivante : reseausante@hotmail.fr
Le LIEN transmettra la liste à IQS dont il est membre actf.

ci dessous l’invitation du président de IQS, Dan Benhamou

Bonjour,
L’Institut pour la Qualité et la Sécurité en santé est une société savante en matière de qualité et sécurité des organisations et des pratiques, en interface avec les sociétés savantes de spécialité. Sa vocation est de contribuer à ce que la qualité des soins et la sécurité des patients soient un choix politique pour une mobilisation nationale, à identifier les connaissances et méthodes utiles au changement des organisations et pratiques et à donner la visibilité internationale à cette politique. L’indépendance d’IQS est associée à une volonté de constituer une structure collaborative, innovante, ouverte et rassemblant tous les métiers.

Le 3e colloque organisé par l’Institut pour la Qualité et la Sécurité en Santé (IQS) se tiendra le 19 Juin 2018 de 9h à 17h - Amphi Frézal, 15 rue de l’Ecole de médecine, 75006 Paris.
Le thème central du colloque 2018 traitera du parcours de soins.
Nous réfléchirons pendant la session du matin aux différents aspects que cette stratégie peut comporter, tant du point de vue des professionnels que de celui des patients. IQS entend ainsi contribuer à ce que la sécurité des soins s’inscrive dans un choix politique et souhaite favoriser par son initiative une mobilisation nationale.
Pour ne pas rester dans une réflexion centrée sur des aspects théoriques et que la notion de parcours de soins prenne un véritable sens au sein des disciplines cliniques, nous collaborerons au cours de la session de l’après-midi avec nos collègues de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU).
IQS, de par sa vocation universitaire, a également contribué à la réalisation d’un e-learning « Sécurité des patients pour les professionnels de santé » destiné aux nouveaux internes en phase socle que nous aurons le plaisir de diffuser en avant-première pendant la pause du déjeuner.
Par les présentations et les échanges qui auront lieu au cours de cette journée, IQS sera au rendez-vous de la transformation de notre système de santé.

Les inscriptions sont obligatoires mais gratuites pour les membres des associations de santé. Précisez sur votre inscription à quelle associations vous appartenez.

Vous trouverez le programme prévisionnel, et l’ensemble des informations pratiques sur le site :
http://iqs2018.insight-outside.fr/

N’hésitez pas à diffuser cette information auprès de toute personne de votre réseau susceptible d’être intéressée par cette journée.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire éventuelle.

Pr Dan BENHAMOU
Président
Institut pour la Qualité et la Sécurité en Santé (IQ

Colloque du 19 juin 2018
De 9h à 17h - Amphi Frézal, 15 rue de l’Ecole de médecine, 75006 Paris
  à la station Odéon – Bus 21 27 38 63 70 85 86.
L’IQS est déclaré en tant qu’organisme de formation sous le n° 84691517869 auprès du Préfet de Région Auvergne
Rhône Alpes (le 26/07/2017). A ce titre, les participants bénéficient d’une évaluation de la formation.
Inscription : http://iqs2018.insight-outside.fr/
9h Accueil
9h30 Sécurité, pertinence et parcours de soins (Modérateurs : C Rambaud, B Millat)
• 9h40 Entendre le récit du patient sur un parcours, Commentaires : Philippe Michel
• 10h20 Pertinence au sein des parcours et sécurité : overuse : Jean Pierre Thierry
• 10h50 Difficultés d’accès aux soins : Christian Saout (autres causes d’underuse, et surcoût
de cet underuse)
Pause 10’
• 11h30 Sécurité de la prise en charge médicamenteuse sur le parcours de soins : Rémy
Collomp
• 12h Système d’information et sécurité du parcours
• 12h30 Les alternatives tarifaires : Annie Fouard (CNAMTs)
13h Pause déjeuner : Diffusion du e-learning « sécurité des patients pour les professionnels de
santé » (Patrice François, Rémy Collomp, Philippe Michel, Dan Benhamou, Didier Lepelletier)
14h30 Session : Les urgences dans le parcours de soins (en partenariat avec la Société Française de
Médecine d’Urgence, SFMU)
• 14h Identification du parcours dès l’appel au SAMU Dr Jean francois Cibien
• 14h30 Accueil aux urgences : parcours complexe en cours de définition Matthias
Wargon
• 15h La surmédicalisation aux urgences Dominique Pateron
• 15h30 Comment réduire les événements indésirables aux urgences Yonathan Freund
17h Assemblée générale IQS

Centre 15 et sécurité des patients

Notre ministre de la santé, Agnès Buzyn, annonce un renforcement de la formation des opérateurs téléphonistes, assistants de régulation.
S’agit il en même temps de revoir leur cadre d’intervention ? c’est à dire de poser clairement les limites de leurs fonctions notamment en cas de procédure dite en « mode dégradé » permettant d’assurer la continuité du service sans en avoir les moyens. Ce mode dégradé ne devrait être utilisé qu’en cas de situation exceptionnelle et imprévisible.
Or, trop souvent utilisée en routine et non pas en exception, cette procédure conduit les opérateurs à prendre l’habitude d’ initiatives qui ne relèvent pas de leurs compétences normales.
Clairement ce « mode dégradé » de fonctionnement, qui porte bien son nom, permet d’assurer exceptionnellement un service sans les ressources nécessaires, en l’occurrence sans ressources médicales suffisantes consacrées à la régulation.
Notre avis est que cette formation renforcée devrait s’accompagner d’une réforme du recrutement des postes d’assistants régulateurs dont , d’ors et déjà, plus aucun ne devrait entrer en fonction sans formation préalable. Il serait souhaitable qu’ils soient issus d’un corps soignant, compte tenue de l’expertise nécessaire à l’écoute des appels et des responsabilités élevées qui leur sont confiées de fait.
Après évaluation des besoins réels de chaque centre 15, le renforcement des équipes médicales peut s’imposer afin de mettre fin à l’utilisation du mode dégradé de fonctionnement, hors catastrophe.
Nous recevons de plus en plus de témoignages de patients ayant fait appel au centre 15 et qui s’estiment victimes de retards nuisibles ou de familles mécontentes qui ne peuvent notamment pas obtenir copie de l’enregistrement. Cet enregistrement fait partie du dossier ; cependant attention : si vous engagez une procédure pénale c’est à dire si vous portez plainte auprès du parquet, l’enregistrement sera saisi par le procureur et dès lors l’établissement de santé ne pourra vous le remettre lui - même. Donc un conseil, outre que la plainte pénale n’est pas la voie la meilleure car elle aboutit très très rarement à une condamnation, demandez votre dossier et copie de l’enregistrement directement avant d’engager toute action en justice.
Dans nos documents à télécharger vous trouverez un modèle de lettre à cet effet ; cliquez sur
http://lelien-association.fr/asso/?…
et si vous n’obtenez pas satisfaction, vous pouvez solliciter l’aide du défenseur des droits ou de notre association.

Strasbourg, la mort de Naomi nous fait mal et nous interroge

De nombreux messages arrivent au LIEN après l’émission C dans l’air de jeudi sur la mort de Naomi au CHU de Strasbourg. Nous vous en remercions.
Oui, il fallait prendre sur soi pour ne pas se laisser envahir par l’émotion en écoutant le souffle de Naomi dans le reportage, et son impuissance à se faire entendre. La conversation entre Naomi et le centre 15 est en fait plus longue que l’extrait qui nous en a été donné.
On y entend Naomi affronter le déni de sa parole, de sa souffrance, de son état d’urgence. Naomi consciente qu’elle était en train de perdre la vie, niée dans sa réalité de patiente et confrontée à des propos relevant plus de la moquerie que de l’attention portée à une personne en souffrance, ne renonçait pas malgré cela ; elle s’est battue pendant des heures pour obtenir trop tard le secours qui aurait pu lui sauver la vie. Au traumatisme de la douleur, à l’angoisse de mort, s’est ajouté le traumatisme du déni. Alors oui, on a très mal à Naomi.
Quelques mots sur l’inhumanité insoutenable de la situation pour dire qu’elle ne s’arrête pas à ce jour fatal ; elle se poursuit pendant des mois. La famille reçoit le dossier et l’enregistrement de l’appel, par courrier postal, sans aucune proposition de rendez-vous ; les médecins font silence et le directeur du CHU de Strasbourg ne recevra la famille que plusieurs mois après la tragédie du 29 décembre 2017. Personne ne l’aurait informé d’un événement aussi grave. Soit ! Il existe pourtant depuis le 25 novembre 2016 une obligation de déclarer tout accident médical grave, appelé pudiquement un événement indésirable grave, par tout établissement de santé à l’Agence régionale de santé.
La question majeure de la mort de Naomi est avant tout celle de la compétence des acteurs. Qui sont ces opérateurs téléphoniques ou assistants de régulation ? ils sont des agents administratifs, recrutés sans aucune formation à l’entrée, qui reçoivent après recrutement une formation très légère eu égard aux responsabilités qu’ils sont amenés à assumer. En effet, l’écoute des appels des patients est obligatoirement compliquée, faire le tri et définir les appels prioritaires pour les transférer au médecin régulateur sans avoir une vraie formation paramédicale avant l’entrée dans cette fonction est hasardeux. La preuve !
Ce n’est pas parce que peu de patients ou de familles s’expriment sur leurs vécus négatifs qu’il n’existe pas d’autres cas.
Cette tragédie est elle le résultat d’une anomalie du système, la sous formation des opérateurs téléphoniques par rapport à leurs responsabilités ? Pour nous il y a urgence à réviser le profil professionnel de ces agents.
Dans le cas présent, on ne peut que se demander pourquoi l’opératrice qui n’a aucune compétence médicale décide-t-elle de ne pas faire appel au médecin régulateur ? Elle banalise d’elle-même les signes cliniques de douleurs abdominales décrits par Naomi et lui conseille de s’adresser à un médecin de ville, ce qui veut dire qu’elle pose un diagnostic sans avoir les compétences requises. Qu’elle s’autorise à court-circuiter le médecin régulateur, alors qu’elle sait être enregistrée nous interroge. Cela signifie-t-il que dans ce centre 15 les opérateurs téléphoniques peuvent exercer les fonctions médicales de diagnostic et d’orientation des patients, s’ils s’estiment en condition pour le faire selon le type d’appel et avec l’approbation des médecins régulateurs ? L’enquête ne manquera pas de le vérifier et si tel était le cas, il y aurait là une seconde cause système du fait d’un glissement organisé des compétences médicales exposant les patients au pire.

Un autre point interroge. Dès la médiatisation de cette affaire, la question de savoir si l’on aurait pu sauver Naomi par une intervention plus précoce, est posée par le corps médical interrogé. Comment un expert pourrait –il répondre non à cette question quand on sait que, dans de tels cas, chaque minute compte , notamment en cas d’hémorragie, et que Naomi a attendu 5 heures après son appel pour arriver à se faire prendre en charge ? à suivre.

Attention l’appel aux centres 15 sauve des vies tous les jours, et celui au 18 aussi. Les pompiers qui interviennent sur des appels médicaux, ont un médecin pompier qui les assistent.
Cependant , en cas d’appel au centre 15, vous savez désormais que seul un médecin régulateur peut vous apporter une réponse médicale d’orientation vers la structure la plus appropriée à votre cas. Donc si besoin insistez pour en avoir un au bout du fil, et en cas d’obstination de l’opérateur téléphoniste à ne pas vous passer le médecin, rappelez lui que votre conversation est enregistrée et qu’un médecin doit vous répondre. Toutefois, pensez que ces centres 15 sont submergés d’appels et soyez patient plus que patient si vous n’êtes pas en urgence vitale. Et il y a aussi dans nombre de cas, la solution de se faire conduire directement dans un service d’urgence.

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